19 février 2013

Mes briques


Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes. Mieux vaut feindre que ces livres existent déjà, et en offrir un résumé, un commentaire. (Borgès)

Les chemins et les travaux de l'esprit qui tente l'impossible sont des sujets de méditation inépuisable. On admire les fruits visibles de son art, mais on ne cesse de songer aux opérations qui n'ont abouti à rien de visible et dont tout l'acte a été dans une absence impénétrable et pure. Là le poète a vraiment saisi l'absolu et il a espéré l'exprimer en quelques mots, par un prodige de combinaisons soustraites au hasard. (Blanchot)

Ces deux épigraphes me sautent à l'esprit ce matin alors que les jours derniers me pèsent de ne pas en sortir de L'imitation du bonheur de Jean Rouaud, plus de six cent longues pages. L'idée suivant son cours, je me contrarie d'avoir tenu à faire longue (deux parties) la chronique sur la Philosophie sentimale ( F. Schiffter) qui n'aboutit pas. Partant de là, je reçois courtoisement du Livre de Poche (via Babelio) le Balzac de Zweig qu'il serait préférable de chroniquer avant le 11 mars. Dehors il vient du soleil et les fleurs et les feuilles vont bientôt chanter avec les oiseaux: vais-je décider que l'hiver est fini ? 

Les extraits cités figurent dans Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres de Marcel Bénabou (Seuil - Librairie du XXIè siècle), un livre dont j'espère trouver du temps et l'énergie pour, primesautier, le présenter dans des jours prochains.

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