2 décembre 2013

Nous étions forts

La force que l'on se prête est fonction de l'appréhension que l'on a de la barbarie, là où cette barbarie se manifeste ou s'impose. Si la mienne a quelque réalité, elle appartient au type Nouveau Monde. Au Nouveau Monde, la force ne fait jamais défaut. C'est pour cela que, nés en Europe, nos parents, nos vieux, ont si bien su nous former sur cette terre de jeunesse. On les avait élevés dans la soumission; libres, nous avons été abreuvés de liberté. Nous étions égaux, nous étions forts, on ne pouvait nous mettre à mort comme les Juifs l'avaient été «là-bas».


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