1 avril 2016

La possibilité de la différence

"Plus je voyage, plus je suis effrayé par le spectacle de la montée de l'indifférence à l'autre. Si on ne répare pas ce lien brisé, on s'avance vers des catastrophes plus grandes encore dont profiteront ceux qui veulent le détruire de part et d'autre, que ce soit du côté de l'extrême droite et des pensées de rejet occidentales comme du côté des djihadistes et des islamistes."

Kamel Daoud (Le Magazine Littéraire - février 2016)


À lire dans ce numéro du Magazine Littéraire, l'entretien probant de Kamel Daoud avec Mathias Énard, l'auteur de "Boussole". 
"L'Arabie Saoudite, c'est un producteur d'énergie fossile et de pensée fossile", ironise le second à propos du Wahhabisme (salafisme). 
"Comment tuer le diable en lui serrant la main ?" questionne l'auteur de "Meursaut contre-enquête", montrant du doigt l'Occident et la famille régnante saoudienne qui finance le clergé.

14 commentaires:

  1. je n'ai pas lu son roman mais j'ai lu cet interview comme vous cela m'avait semblé très parlant

    RépondreSupprimer
  2. On ne peut hélas que partager ses inquiétudes. Cet article m'avait échappé, je vais me le procurer à la bibliothèque.

    RépondreSupprimer
  3. Réparer les liens et tout simplement en créer, partout où nous vivons, certainement.
    Sur les relations internationales, trop souvent réduites aux rapports économiques, il y aurait beaucoup à dire - les idéaux y sont largement soumis au pragmatisme, aux dépens de véritables réciprocités.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Dominique, Aifelle, Tania : merci d'adhérer et d'avoir réagi à ces extraits.

      Supprimer
  4. ça me rappelle cet article, aussi : http://www.letemps.ch/monde/2015/03/22/monde-arabe-divise-entre-occidentalisation-obscurantisme

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour l'avis du syrien Adonis. Régression et décadence incarnée par le régime saoudien, on y revient.

      À verser au dossier :
      "Les Arabes sont devenus comme des pantins sans personnalité, manœuvrés par le jeu de plus puissants qu’eux."
      " Je suis très frappé par l’absence d’esprit critique en Occident."

      Bon week-end Pascale.

      Supprimer
  5. Comment ne pas adhérer à ces propos si lucides ? Nous mourrons de l'indifférence et de l'obscurantisme. A moins que nous nous levions tous, enfin, pour réagir.
    Bon dimanche.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et cela commence par "dire bonjour" comme vous le rappelez dans votre publication ce matin. Ne pas oublier le bon(heur du)jour.
      ;-)
      Bon dimanche.

      Supprimer
  6. Tu me donnes très envie de lire ce numéro.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il y a également dans ce numéro un dossier sur la ponctuation. C'est un sujet qui m'amuse et intéressera chacun qui aime la littérature, je pense.

      Supprimer
  7. Oui, il y a bien des choses à dire sur les liens troubles évoqués ici...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sujet difficile qui met en cause l'attitude des dirigeants occidentaux.

      Supprimer
    2. Il y a eu un documentaire sur Daech, passé sur Arte, qui évoquait les liens en question. C'était à la fois passionnant et glaçant... Tu l'as peut-être vu ?

      Supprimer
    3. Non, je ne l'ai pas vu, finalement je me rends compte que je m'informe peu par les documentaire télévisés, ce qui est bien entendu une erreur. Je me demande si Arte Belgique diffuse toujours les mêmes programmes qu'en France ? En soirée, sans doute que oui.
      Dans l'article, Kamel Daoud conseille deux livres (romans) pour prendre la mesure de la radicalisation: "L'immeuble Yacoubian" de El Aswany et "Quartier américain" de Douaihyn, tout deux chez Actes Sud.
      Je les ai empruntés, mais les lirai-je ?
      Quant à Mathias Énard, il a des lectures plus érudites que je ne veux pas essayer maintenant.
      Voilà où j'en suis avec ce sujet Margotte, bonne fin de journée.

      Supprimer