28 septembre 2012

Diététique spirituelle: quels lecteurs sommes-nous ?

Je me propose chaque prochain jour de présenter trois façons de se nourrir spirituellement par les livres. À vous de vous y trouver, de déterminer le lecteur ou la lectrice que vous êtes. Peut-être s'y reconnaîtra-t-on dans les trois ?
L'idée m'est venue en lisant un chapitre à propos du goût littéraire dans Petite philosophie du lecteur paru aux éditions Milan, un livre excellent, trop discret sur la toile, et dont le mérite dépasse, selon moi, celui d'un simple amusement philosophique. Frédérique Pernin tente d'y définir ce qu'on entend par un bon livre et débouche sur un parallèle singulier avec la façon de s'alimenter. Elle souligne que certaines conceptions en matière de nourriture spirituelle passeraient pour folles si on les appliquait à un menu alimentaire: 
"Schématiquement, trois types de diététique spirituelle coexistent aujourd'hui : on nommera la première, inspirée du philosophe Anaxagore, « autophagie » ; la deuxième est caractéristique de la pensée magique; seule la troisième correspond à notre médecine moderne, on la dira rationaliste."

Découvrez le lecteur autophage et les autres dès demain, pendant que je m'attache à un billet sur le magnifique essai de Pierre Bergounioux sur Faulkner (L'Un et L'Autre) dont j'avais proposé un avant-goût il y a quelques semaines.


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